Profitez de votre séjour à Dar El Henchir pour découvrir les trésors d’une région méconnue en effectuant les circuits magnifiques . Des guides locaux vous accompagneront pour vous conduire sur les lieux les plus magiques. Vous pourrez les parcourir en randonnée pédestre, à vélo ou en véhicule . Nous élaborerons avec vous un circuit sur mesure selon vos envies et votre disponibilité.

Randonnée au massif montagneux Jebel Serj

Jebel Serj est une montagne calcaire située au centre de la Tunisie, au milieu de la dorsale tunisienne. Elle culmine à 1 357 mètres d'altitude et mesure environ 5 kilomètres de large sur 20 kilomètres de long. Une randonnée vous permettra de découvrir la flore magnifique (érable, chêne-liège, chêne vert, pin d’Alep, le caroubier, cytise) ainsi qu’une faune variée (hyène rayée, sanglier, chacal, renard roux, mangouste, lièvre). Les rapaces y sont également nombreux. Parmi les espèces de l’avifaune, vous pourrez observer des aigles, buses, faucons, circaètes, perdrix, tourterelles…

Découverte de Aïn Sokra (source d’eau)

Une randonnée au Jebel Serj vous permettra de découvrir Aïn Sokra, une source d’eau inépuisable qui coule depuis des siècles. En effet, le massif de Jebel Serj est situé au centre de la barrière climatique de la Tunisie et fonctionne comme une grande éponge qui filtre les eaux de pluie. Une multitude de sources, captages, résurgences surgissent sur le pourtour du massif. Plusieurs usines de mise en bouteille se sont installées aux alentours de ce grand réservoir d’eau . Les eaux de la source d’Aïn Sokra sont exploitées par un forage de 150 m de profondeur, et sont riches en bicarbonates et magnésium. Sur le bord de la route Siliana-Oueslatia, la source d’Aïn Sokra est aménagée pour les routiers et les paysans de la région.

Randonnée dans la réserve naturelle Jebel Oueslet et visite des incroyables peintures rupestres de la grotte de Aïn Khanfous

Jebel Oueslat est une montagne calcaire qui culmine à 895 mètres d'altitude qui bénéficie de conditions climatiques favorables à une flore riche et diversifiée qui offre aux amoureux de la nature une diversité remarquable et des paysages exceptionnels. Le site a été classé « Réserve Naturelle » par le gouvernement tunisien en 1971. Dominée par le pin d'Alep, la végétation se compose principalement de marrube, de pistachier, de laurier, de genévrier et de romarin. Aux espèces communes de la faune sauvage (sanglier, chacal, renard, etc.), aux oiseaux (perdrix, caille, chardonneret, bergeronnette…) et aux rapaces nocturnes et diurnes s’ajoutent le caméléon, la tortue terrestre, la chauve-souris, la couleuvre, mais aussi la vipère.

Peintures rupestres de Aïn Khanfous

Le clou de la randonnée sera sans conteste la grotte de Aïn Khanfous, témoignage d'une occupation humaine remontant à l’époque du Néolithique. Vous pourrez admirer les incroyables peintures rupestres (cinq parois peintes sur 40 mètres) découvertes en 1998. Les peintures, essentiellement à l'ocre rouge et parfois en noir, correspondent à des figurines humaines, des peintures d’animaux (girafes, buffles, rhinocéros, ou encore antilopes, preuve évidente que ces animaux vivaient dans la région), des représentations d'armes et d'étoiles, etc. Les peintures se trouvent sous un porche naturel, au pied d’une falaise de 20 mètres. Le site offre également un panorama époustouflant sur les montagnes et vallées environnantes.

Visite de Aïn (source) Boussaadia

Cette randonnée au Jebel Bargou vous conduira à la source d’eau « Aïn Boussaadia », l’une des plus riches et plus pures de Tunisie, considérée comme la «cathédrale » du captage. En effet, depuis l’époque romaine, les eaux des sources du Jebel Bargou sont captées et canalisées vers Tunis / Carthage. Les eaux captées sont acheminées par des canaux souterrains vers Mogren près de Tunis où elles rejoignent les eaux venant du temple des eaux de Jebel Zaghouan pour continuer leur chemin vers Carthage. L’aqueduc construit par les Romains résiste encore à la destruction du temps. Le massif de Jebel Bargou, constitué essentiellement de roches fracturées et karstifiées d’âge aptien, recèle de nombreuses sources d’eau inépuisables. Les eaux de pluie parcourent un réseau de fractures très dense et de karsts avant de resurgir et d’être captées sur un espace aménagé que vous pourrez visiter tout en admirant le paysage montagneux. Un escalier vous mènera à une petite grotte naturelle.

Visite de l’ancien village berbère (« dachara ») de Boussadia

Au bout d'une heure de marche à un rythme doux, vous trouverez, endormi au sommet de la montagne, la « dachara » de Boussadia. Il s’agit d’un ancien village berbère abandonné depuis des dizaines d'années, mais resté presque intact. Vous vous sentirez subitement submergé par le passé, celui des Berbères qui ont jadis habité cette « dachara ». Vous chercherez à percer les mystères de ces murs qui, quoique silencieux, racontent en murmure les vieilles légendes des gens qui les ont peuplés. Au milieu des maisons désertes, repose le Saint du village. En entrant dans le mausolée, vous serez frappés de retrouver des traces de vie, celles des visiteurs locaux qui continuent à monter pour allumer une bougie... Et formuler un vœu. Dans ce lieu retranché de l'urbanisme et entouré de montagnes et de rochers, vous oublierez la notion du temps qui coule inexorablement. Devant le village, un toboggan aménagé naturellement sur la piste rocheuse, semble attendre les enfants. Les traces des centaines d'enfants qui y ont glissé jadis sont bien visibles, comme en témoignent la surface lisse et la couleur sombre. Vous pourrez aussi visiter les grottes creusées naturellement dans les enceintes rocheuses de la montagne et auxquelles on peut accéder par une sorte d'escalier de pierre.

Excursion au village de Kesra, le plus haut village berbère en Tunisie

Kesra vous propose une excursion des plus dépaysantes, tant au point de vue naturel qu’historique. Edifié sur le bord d’un plateau rocheux, à une altitude de plus de 1000 mètres, le village de Kesra est le plus haut village berbère en Tunisie. La forteresse naturelle qu’offre ce plateau avec ses bords abrupts, sa position stratégique en altitude dominant les plaines alentours et la présence de plusieurs sources d’eau, en ont fait un point stratégique pour les civilisations qui se sont succédées dans la région. Dans ce village, le passé et le présent s’entremêlent. En effet, les nouvelles constructions reprennent soit des ruines, dont certaines ont une immense valeur archéologique, soit des éléments du paysage rocheux pour les utiliser comme partie intégrante de leurs constructions. L’édifice historique qui domine le village est la « kasba » située juste à côté de musée du patrimoine traditionnel de Kesra. Le bâtiment du musée n’est autre que le reste d’une forteresse Byzantine.

Visite de Ksar Lemsa, une ancienne forteresse byzantine au pied de la montagne

Ksar Lemsa est un site archéologique au pied du Jebel Serj, surplombant la vallée de l’oued Maarouf. Ce site, correspondant à la cité antique de Limisa, mérite une visite pour son théâtre romain et sa forteresse byzantine. Le site était réputé pour sa belle et imposante citadelle byzantine, édifiée à la fin du VIème siècle sous l’empereur Maurice (582-602 avant Jésus-Christ). La forteresse est la seule en Afrique à avoir conservée ses murs sur toutes leurs hauteurs d’origine, délimitée par une enceinte puissante d’une quinzaine de mètres de hauteur et 2 mètres d’épaisseur. Elle est flanquée de quatre tours, qui s’élèvent à plus de 25 mètres de hauteur.

Excursion au vaporium de Trozza, à l’ancienne mine et au village minier

Trozza est un site étonnant dans un joli cadre naturel qui évoque l’époque coloniale dont tout a été conservé : l’ancienne usine, la mine de plomb et de zinc, le petit village d’époque. L’exploitation de la mine ayant cessé en 1947, le village fut abandonné. Mais c’est surtout le vaporium de Trozza, appelé « Hammam Trozza », qui mérite le détour. Il s’agit d’un vaporium naturel, desservi par une piste, auquel on accède par une grotte située au niveau du flanc nord du jebel Trozza. Il diffuse une vapeur d’eau assez chaude, dont la température atteint les 60°C au fond de la grotte. C’est une vapeur d’eau sulfureuse, indiquée dans les domaines thérapeutiques de rhumatologie et dermatologie. Le captage s’effectue sous forme de trous souffleurs de vapeur d’eau chaude et sulfurée qui sort à travers des fissures profondes et se propageant dans des grottes où les curistes s’installent. Ce hammam naturel est composé de deux salles, une tiède et une chaude. Il est très fréquenté par les curistes des régions avoisinantes. Un horaire est fixé pour les femmes (de 8h à 15h) et pour les hommes (de 15h à 8h du jour d’après).

Visite Braïkia, village typique de la région

Ce village, à 10 km de la ville d’Oueslatia, est perché sur une petite montagne, dénommée « Jbil ». Construit sur un rocher, il offre une vue merveilleuse sur la plaine environnante riche en pins d’Alep, en genévriers de Phénicie, eucalyptus, sur les champs d’oliviers, amandiers et pistachiers. Ce village, qui tire son nom d’un voyageur marocain, Louhichi Ben Brik Abdaoui, qui s’est installé dans la région au milieu du XVIIIème siècle, compte à peine 227 habitants mais mérite une visite. En effet, sa population a conservé ses traditions et ses pratiques culturelles anciennes. Par exemple, à côté du tissage et la poterie berbère, l’extraction de l’huile d’olive y est encore traditionnelle.

Excursion au barrage Lakhmess

Le barrage Lakhmess est constitué de deux parties traversées par la route principale reliant Kairouan à Oueslatia. A droite, le barrage collinaire « El Kouket », d’une capacité maximale de 800 000 m3, est créé afin de protéger le village d’Aïn Jloula des inondations, d’alimenter la nappe phréatique et de créer un périmètre d’irrigation autour du lac. Ce petit barrage renferme une richesse halieutique, suite à l’implémentation, depuis sa création, de quelques espèces de poissons. Ce qui permet, actuellement, de pratiquer une activité de pêche artisanale dans ce site. A gauche, le barrage collinaire « El Hroug » est peu profond et est entouré par des montagnes dotées d’une valeur paysagère exceptionnelle. Ces vasières, bordées par des roseaux, attirent de grandes masses d’oiseaux d’eau hivernants, notamment des foulques, des canards et des limicoles.